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La peur de l’accent : le frein qui arrête le plus de parents

Il y a une phrase qui revient souvent, presque mot pour mot, chez les parents qui hésitent à parler anglais à leur enfant : « j’ai peur qu’il prenne mon accent » ou « j’ai peur de lui apprendre de mauvaises habitudes ».

C’est une peur compréhensible. Mais elle mérite d’être regardée d’un peu plus près, car elle empêche souvent de commencer, alors même que commencer est justement ce qui compte le plus.

D’où vient cette peur

Beaucoup d’entre nous avons appris l’anglais à l’école, dans un cadre où l’erreur était sanctionnée et où l’accent « parfait » était présenté comme un objectif. Cette expérience laisse des traces : on associe encore souvent la prise de parole en anglais à une forme d’évaluation, avec le risque de se tromper ou de mal prononcer.

Face à son enfant, cette peur resurgit facilement, amplifiée par l’idée qu’on porterait une responsabilité plus grande encore : celle de « bien lui transmettre » la langue.

Ce qu’un enfant retient réellement

Un enfant en bas âge n’évalue pas la qualité d’un accent. Il retient une intonation, une situation, une émotion associée à des mots. L’accent qu’il développera plus tard dépendra de nombreuses sources d’exposition, l’école, les médias, d’autres échanges bien plus que de la prononciation exacte d’un parent à la maison.

Ce qui compte à ce stade, c’est la fréquence et le plaisir de l’échange, pas la conformité à un accent de référence.

Recentrer l’objectif

L’objectif d’un parent qui introduit l’anglais au quotidien n’est pas de former un futur professeur de langue, mais de donner à son enfant une familiarité précoce avec la langue, dans un cadre affectif et rassurant. Cette familiarité facilite ensuite les apprentissages plus formels, à l’école ou ailleurs.

Se libérer de l’exigence de perfection permet, très concrètement, de se lancer plus tôt et plus souvent, ce qui compte davantage que la qualité de chaque phrase prononcée.

Avancer malgré la peur

Il n’est pas nécessaire d’attendre de se sentir légitime pour commencer. La légitimité vient souvent après, avec la pratique, et non avant.

C’est dans cet esprit que KInteraction propose des phrases simples et déjà formulées, pour que le parent n’ait pas à se demander s’il dit « juste », mais puisse simplement dire, et recommencer le lendemain.